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Publié le lundi 29 juin 2009

Lundi 29 juin 2009

Payer la réussite scolaire

Je suis tombé par hasard sur la fin de l’émission de Radio-Canada, à la radio, qui discutait de la proposition de payer la réussite scolaire pour contrer le décrochage.

Qu’est-ce qu’on a pu entendre comme conneries et comme stéréotypes!!!!!

 

….les garçons aiment quand ça bouge….  Les garçons doivent être encadrés…  on devrait mettre le diplôme du secondaire V conditionnel pour l’obtention du permis de conduire…  les parents ne s’impliquent pas…  il faut motiver les jeunes….  Les filles décrochent moins parce que plus réfléchies….

 

Tout d’abord l’idée de payer la réussite par un genre de « bourse » pour la poursuite des études est complètement hors service pour des étudiants qui détestent l’école depuis le primaire!!!!  Ils ne veulent pas étirer les études, ils veulent en sortir!  Une bourse d’Étude est quelque chose de totalement abstrait pour les décrocheurs en herbe…  C’est pas 500 $$ virtuel pour aller au cégep qui va motiver le ti-cul de secondaire I a remettre ses travaux et participer aux travaux en classe sans dire de conneries ou insulter le prof!

 

Si le jeune « dérape » au début du secondaire, la raison fondamentale est qu’il n’a pas les acquis suffisants pour suivre le rythme.  Il ne comprend pas ce qui se dit à l’avant!  Après 15 minutes, il décroche.  Se sentant « loser » il dérange, tente de récupérer la mise en « niaisant ».  Le système, refusant de se mettre au banc des accusés, aussitôt « code » le « cas ».  C’est un hyperactif, un TOC, un truc ou un machin.  Ils ont tous des codes.  Mais ce qui les unit est le manque d’acquis.

 

Rien de moins, rien de plus.

 

Au primaire, la rigueur n’existe pas.  Faut pas brusquer les petits.  L’effort, même minimal, est porté aux nues! Ils ne savent pas lire en première année?  Pas grave, ils liront en troisième….  Ils ne connaissent pas leurs tables?  Pas grave, au moins ils essaient….  Ils sont incapable d’écrire une phrase simple avec un sujet, un verbe et un complément?  Pas grave, ils ont encore le temps..  et de toute façon il y a des cours de récupération jusqu’à l’Université!…..

 

Quand un enfant ne comprend pas un truc, il s’en désintéresse.  S’il s’en désintéresse, il ne voit pas l’intérêt d’y mettre de l’effort.  S’il ne met pas d’effort, on aura beau le payer, le résultat sera nul.  Ça prend pas un doctorat pour comprendre ça!!!!

 

On veut contrer le décrochage?  Good!

 

En première année, on fait un tri.  Les mieux outillés ensemble, dans une école s’il le faut.  Les « moyens » ensemble, les « ordinaires » ensemble, les carencés ensemble et les complètement pas là, ensemble. 

Les mieux outillés peuvent être 30 par classe.  Les autres, on y va selon leur niveau d’acquis.  On arrête-tu de se raconter des peurs et des histoires qui finissent bien??  Un ti-cul qui arrive en première année sans savoir attacher ses souliers et qui n’a jamais lu de livres de sa vie ne peut pas commencer top niveau.  Il peut, cependant, monter de grade, par son acharnement ou son désir inné d’apprendre.  S’il doit doubler une fois, deux fois, ben il le fera.  Il ne devrait jamais être envisagé de faire « sauter » une année, ce qui est un nivelage par le bas par excellence.

Les enfants, garçons ou filles, ont le même pattern face aux études.  Sauf que la discrimination positive envers les filles des années 70-80 a eu une tige prometteuse.  Les femmes issues de ce mouvement ont pu léguer cet héritage à leurs filles.  Faudrait faire pareil avec les garçons aujourd’hui.  Ce qui risque d’être plus difficile…..  car la moindre initiative masculine est trop souvent perçue comme étant anti féminine…..

 

Le décrochage n’a rien à voir avec l’implication des parents!!  Pas toujours.  Combien de parents impliqués, qui participent, qui veulent que leurs enfants réussissent et qui ont des enfants sur le « neutre »?  Combien d’enfants avec des parents carencés sont d’excellents étudiants?

Si l’école a de la rigueur, le reste suivra.  Si l’école plie et louvoie, tout le reste suivra.  C’est une vérité de La Palisse! 

Il faut aussi parler des métiers manuels plus tôt et cesser de vouloir faire que des universitaires!  Savoir ce que je sais aujourd’hui, j’aurais formé mes enfants à être multi fonctionnels en électricité, plomberie, menuiserie, électronique et soudure!!  Ils gagneraient leur vie aisément à choisir les travaux, les contrats et surtout à imposer leur tarif!!!!  Le manque de main d’œuvre dans ces domaines est complètement débile que des gens acceptent de payer 30 dollars l’heure sous la table pour de la pose de céramique!!! 

 

L’école doit être valorisée!  Trop souvent dans les émissions pour enfants, l’école est démontrée comme une plaie.  Même dans les bulletins de nouvelles!  Je me souviens de Simon Durivage, à RDI, qui annonçait les fermetures d’écoles à Montréal, pour cause de tempête de neige qui disait : « les enfants seront contents d’apprendre que leur école est fermée. »

Bêtise humaine!

 

On veut que l’école soit importante mais on ne lui donne pas ses lettres de noblesse, on la dévalue, on minimise son impact.  On tente de se faire croire que tout le monde est égal, comme dans le modèle soviétique.  Les pédagogues voient l’école selon leur fenêtre qui est très, mais très étroite et biaisée. 

On marginalise l’école et ensuite on tente de la porter aux nues….

Faudrait savoir….  


par chat de ruelle le 2009-06-29 13:33:40
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2 Commentaires :

Commentaire écrit le lundi 29 juin 2009 à 17:53:39 (lien)
Inter-note
Suite

Les experts étaient plus circonspects dans leurs avis concernant cette mesure incitative qui a fait ses preuves dans d'autres pays. Il s'agissait surtout de la combiner plusieurs sorte de soutien pour arriver à ce que les jeunes de milieu défavoriser profitent du même soutien que ceux des milieux plus favorisés : aide aux études, soutien psychologique, aide monétaire, lorsque la famille pousse par exemple pour que le jeune rentre de l'argent à la maison, parce que la famille est trop pauvre.


Commentaire écrit le lundi 29 juin 2009 à 17:50:39 (lien)
Inter-note
Sans doute que l'école primaire manque de modèles masculins, mais est-ce une raison pour blâmer les femmes parce qu'elles sont majoritaire dans ce métier peu valorisé, exigeant et pas si bien payé? Je ne crois pas.

Ce n'est pas un défaut d'être un garçon avec toutes les différences que les garçons peuvent avoir vis-à-vis des filles et vice versa. Oui, les hommes et les femmes sont différents, et oui, en général, les mâles sont plus grouillants. Vive la différence.

Mais est-ce normal de garder des enfants assis toute une journée aussi? Non. Pas du tout. Pas étonnant qu'ils doivent être soit assomés sur le bord d'un tableau noir (ancienne méthode) soit assomé par du ritalin (nouvelle méthode). Étrangement personne n'a encore pensé à revoir le pourquoi du besoin d'assomer.


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