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Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

Publié le vendredi 19 juin 2009

Vendredi 19 juin 2009

Le prix de l’essence, encore.

Les pétrolières nous ont habitué au capitaliste sauvage.  Aucun autre domaine ne varie ses prix aussi souvent et sans raison que les pétrolières.  Aucun autre domaine n’est aussi connecté sur ses compétiteurs pour suivre les hausses et les baisses de façon aussi synchronisée.  Aucun domaine n’a aussi peu de respect pour ses clients.

 

Une station service achète sa cargaison de carburant, 100 000 litres, le lundi, pour le vendre 1 dollar le litre.  Le prix monte le mardi et son concurrent achète 100 000 litres, mais il doit le vendre 1,05 du litre.

La logique voudrait que la station service A maintienne son prix à $1 et vole une part de profit à la station service B, comme dans tous les autres commerces qui sont en compétition entre eux. 

 

Inversement, si le prix baisse avant que la station service B achète son carburant, la station service A se verra forcer à vendre son pétrole à perte pour maintenir uniforme les prix de l’essence.

Juste ça, c’est de la collusion.

 

On entend souvent dire que les gouvernements ne peuvent rien faire face au prix du pétrole.  C’est faux.

Il suffit de privatiser les stations-services et de leur permettre de s’approvisionner à trois raffineries, minimalement, qui elles, fixeront leurs prix afin de causer de la concurrence entre les raffineurs.

 

En privatisant les stations services et en les plaçant en concurrence directe, les prix de l’essence ne seront plus soumis aux caprices des pétrolières, mais au libre marché et au choix du consommateur.

Chaque région aurait son prix et les consommateurs pourraient choisir leur station service pour le prix, le service ou la proximité.  Mais la compétition serait le chien de garde pour éviter les hausses continuelles des prix sans que le consommateur puisse avoir une option.

 

La hausse de l’essence est le symbole du capitaliste sauvage qui est encore bien vivant sur la planète.  Cette pratique attirera d’autres secteurs économiques puisqu’elle est tolérée par les gouvernements.  Que se passera-t-il quand les constructeurs automobiles ou d’ordinateurs joueront le même jeu?  Quand les agriculteurs feront de même?

 

Le gouvernement étatsunien a déjà forcé le fractionnement de multinationales.  Il est temps d’obliger les pétrolières de diviser le secteur pétrolier en trois.  L’extraction et le transport, le raffinage et la vente aux consommateurs.  Trois secteurs qui ne peuvent être tenus par la même entité.  Il faut privatiser la raffinage d’une part et les stations-services. Il faut que les trois étapes soient indépendantes les unes des autres et en libre compétition, sinon les consommateurs se feront fourrer à tour de bras et le fumiste Carol Montreuil viendra nous rire en plein visage en racontant des inepties et des conneries que, malheureusement, aucun journaliste ni commentateurs n’osent contredire en direct.


par chat de ruelle le 2009-06-19 07:14:43
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