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Publié le lundi 15 juin 2009

Lundi 15 juin 2009

Les bals de fin d’année

Avec la fin de l’année scolaire arrive le traditionnel bal.  Non mais, faut le faire!  Fêter l’obtention d’un diplôme de secondaire V, à peine utile pour balayer des entrepôts…

 

C’est pratiquement risible de voir aller ça.  Récupéré parfaitement et totalement, le bal des finissants est devenue une entreprise florissante!  Ça coûte des milliers de dollars aux parents qui jouent le jeu, entretenant la connerie. 

 

Voilà 30 ans, un secondaire V c’était quelque chose, un aboutissement.  Le papier avait une signification.  Plus maintenant.  Alors pourquoi fête-t-on?  Est-ce le fait de quitter l’école secondaire?  Est-ce le fait de presque quitter l’adolescence? 

 

Cette habitude de fêter la fin du High School vient des Etats-Unis qui l’on imposé, subtilement par le cinéma, dans les coutumes.  Cette fête qui pouvait avoir un côté sympathique si on lui gardait une certaine modestie, est devenue une horreur d’imitation cheap et un étalement prétentieux de fric.

 

Le modèle de surconsommation a récupéré cette fête qui pousse les parents à gaspiller des milliers de dollars, car ceux-ci ne peuvent oser refuser de jouer le jeu!  L’humiliation serait totale et éternelle pour le ou la rejeton. 

 

Fait que les parents se lancent dans l’achat de robe de bal, toutes plus chères les unes que les autres, la coiffure, la manucure, le facial, le maquillage, les souliers, la limousine, le cadeau de graduation, rien de trop beau pour la Reine du Bal….

Les Rois s’en sortent un peu mieux en pouvant louer le tuxédo, rarement beau.  La coupe de cheveux est aussi plus simple et le cadeau un peu plus gros.

 

Bizarre cette habitude de gaspiller du fric pour faire croire à des ados qu’ils ont réussi quelque chose, alors que cette étape n’est pas plus importante, de nos jours, que celle qu’ils franchissent en quittant le primaire pour le secondaire….

 

Est-ce vraiment utile de souligner la fin du secondaire avec autant de strass et de poudre aux yeux??  N’est-ce pas le rôle des parents de ramener tout ça à une proportion réaliste, histoire de dénoncer la surconsommation que le bal des finissants amène comme modèle?

 

Après un DEC, un BAC, une maîtrise ou un doctorat, je veux bien le souligner, car ce diplôme a une réelle signification.  En plus de prouver la valeur intellectuelle et disciplinaire du ou de la diplômé(e), il confirme la personnalité de celui-ci ou celle-ci.

Un vrai diplôme éliminerait probablement toute la fausseté des bals de finissants qui sévissent dans des mauvais décors, du faux marbre, du faux or…  

 

Il faut jouer le jeu, semble-t-il.  Surconsommons!  Exagérons!   


par chat de ruelle le 2009-06-15 15:01:27
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Lundi 15 juin 2009

En bas de ma chaise

C’est là que je me suis retrouvé quand mes yeux sont tombés, par distraction, sur un titre d’article sur cyberpresse.  Juste une petite phrase qui disait « pas d’anglos à la St-Jean ».

 

Des « pure laine » (quelle expression désagréable et qui pue la Rhodésie) s’insultent du fait que des groupes musicaux anglophones veulent se produire à la Fête Nationale du Québec.

Sous prétexte de protéger la langue francophone et qu’au Québec, c’est en français que ça se passe.  Ou bien ils sont carrément racistes, ou bien ils ne sont pas assez intelligents pour s’apercevoir qu’ils mélangent tout!

 

La Fête Nationale doit être une occasion pour que TOUS les Québécois puissent exprimer leur talent, dans la langue qu’ils veulent.  C’est ça le Québec.  Le lien qui unit les gens d’ici est la langue.  Alors, que le lien qui unit les numéros des artistes soit en français est incontournable, mais de grâce, laissons-les chanter le Québec!!

 

En jouant au Loup Pissou tel que raconté par Jean-Pierre Ferland, les « purs et durs » de la langue se tirent dans le pied. 

Il est très maladroit d’exclure des artistes sous le prétexte que la musique est anglophone.  Sinon, ça revient à nier la culture anglophone québécoise.  Ce n’est absolument pas une image d’ouverture…

 

Et c’est une très mauvaise façon de faire la promotion du français.

 

Il faut que les Québécois soient suffisamment fiers d’eux, de leur Historie et de leur langue pour être capable de reconnaître que des Québécois puissent s’exprimer dans une autre langue.

Ça n’élève pas le français que de brimer l’anglais.  Ça ne donne que l’idée de la petitesse de la vision de certains « pure laine » qui glissent vers un nationalisme extrême qui se découvre de nettes tendances racistes.

 

Les artistes, à la Fête Nationale, ont l’obligation morale de s’adresser à la foule en français.  Pour leur prestation, elle peut être de n’importe quelle langue. 

 

Grandissons!!  La fierté du français passe par chacun de nous, en prenant le temps de donner le plus grand espace possible à notre langue, dans le quotidien.  Exiger d’être servi en français, même si nous sommes parfaitement bilingue, afin d’aider l’autre à acquérir un français qui lui permettra de s’inclure encore plus au Québec.  D’avoir la fierté de notre langue, en l’écrivant, la parlant et la lisant avec un souci d’excellence.

 

Être Québécois c’est de vivre au Québec en ayant le lien francophone pour partager, échanger, vivre entre nous. 

Avoir un lien francophone n’est pas d’interdire l’expression du talent dans les autres langues… 


par chat de ruelle le 2009-06-15 06:49:16
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