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Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

Publié le vendredi 12 juin 2009

Vendredi 12 juin 2009

les négationnistes et le climat

 

Depuis les années 70, les multinationales et les gouvernements sont aux prises avec de nouveaux contestataires, les environnementalistes.  Au début, quand ceux-ci protestaient contre les actions des uns et l’inaction des autres, le message ne passait pas vraiment.  Les environnementalistes de l’époque, de sympathiques barbus et de jeunes femmes power flower attiraient plus les sourires que l’écoute.  Lentement, leur discours  s’est imposé, parce que les faits étaient réels.  Les pluies acides ont été un des premiers cheval de bataille de ces nouveaux défenseurs de l’environnement.

 

L’industrie a répliqué en inondant les médias avec des études prouvant le contraire, ridiculisant les peurs.  Au même moment, une campagne de dénigrement des contestataires se mettait en branle afin de les discréditer.

En mélangeant le vrai et le faux et en utilisant certaines « personnalités » comme porte-parole, l’industrie est parvenue à ne rien faire pour corriger leur pollution pendant plusieurs années.

Quand il fut impossible de cacher les dommages, les industries se sont tournées vers les gouvernements qui ont payé la modernisation.  L’opinion publique acceptant l’idée de devoir payer une large part des abus.

 

Par la suite, l’utilisation du faux pour en faire du vrai et de mélanger les genres a toujours été utilisée.  Il n’est pas rare que des multinationales paient pour des études qui les discréditent, pour ensuite les descendre en flamme.  L’idée est astucieuse, car pendant que les groupes se chicanent sur la forme, on en oublie le fond et l’opinion publique qui est incapable de garder son attention sur un sujet très longtemps, considère le problème ou trop « compliqué » ou qui ne la concerne pas, maintenant le statut quo.

 

Évidemment, pour frapper l’imaginaire des gens, il faut des images fortes.  Les environnementalistes extrémistes ont abusé de ces images.  Les multinationales et les gouvernements ont profité de cet amplitude pour justifier leur refus de bouger.  La réalité est entre les deux positionnement,  et demeure très sérieuse.

 

Il faut savoir que la nature ne se transforme pas en une seule nuit.  Un changement rapide se calcule sur des centaines de milliers d’années.  Car le changement n’est pas linéaire.  Ça avance par bonds, reculs, stabilisations, puis autre rebond…. 

Les négationnistes ont besoin de preuves tangibles et permanentes.  Que les glaces du pôle fondent pendant 5 ans consécutifs mais gèlent dur pendant un hiver ou 2 et c’est suffisant pour tout refuser d’un bloc.

La Terre a toujours eu des périodes de réchauffements et de refroidissement depuis sa naissance.  Personne ne peut le nier.  Toutefois, jamais un groupe n’a autant « attaqué » la planète à tous les niveaux, en même temps, pendant une période de 100 ans.

L’eau, l’air, le sol, les ressources sont attaqués de partout.  En répandant des poisons ici et là, les humains intègrent ceux-ci à l’environnement et ceux-ci sont assimilés.  Cet assimilation change la suite des processus chimiques.  Et quiconque a fait de la chimie au secondaire se souvient des expériences qu’on y faisait.  On ajoutait une goutte à un produit et rien ne se produisait.  Une autre goutte, toujours rien.  Encore une goutte et vlan! Tout chavire.

C’est ça les changements climatiques.  Quand l’emballement s’amorcera, il n’y aura aucun moyen de le ralentir et encore moins de l’arrêter.

 

On peut se dire, « pis après? »  dans 350 ans, plus personne de vivant actuellement sur Terre ne sera là.  On répond quoi à ça?…..

Les négationnistes en sont là.  Comme ceux qui ont emprisonné Galilée avec sa « connerie » de Terre ronde….

 

Il faudrait enlever la perception du « droit » et instaurer celui du « devoir ».

Ainsi, plutôt que d’avoir le droit de produire, de fabriquer des biens sans tenir compte de ses impacts autour de soi, parce que c’est mon droit, nous aurions des industries qui auraient le devoir de produire des trucs en tenant compte des impacts.

 

Les devoirs responsabilisent, les droits excusent.

 

Mais, un fait demeure, les changements climatiques flottent au-dessus de nos têtes.  Encore une fois, les premiers touchés par tout cela, à part la flore et la faune, seront les plus pauvres.  L’Afrique et le sous-continent asiatique en auront plein la gueule, mais c’est tellement loin d’ici…  Faudrait que les impacts négatifs frappent l’Amérique du Nord et obligent les gens d’ici de subir de leur inactivité et que ça frappe dans le portefeuille…

Les sables bitumineux commencent à répandre leur poison jusqu’au Québec.  Les pluies acides sont de retour, mais on s’en fout.  Les gens des grands centres urbains crucifient les forestiers parce que des arbres sont coupés.  Pourtant ils ne changent pas leur consommation de papier ou de bois.  Les pluies acides feront des ravages sur les forêts, mais comme ça ne se voit pas aussi clairement qu’un arbre par terre ou une coupe à blanc, personne ne crie…..


par chat de ruelle le 2009-06-12 08:43:55
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