Vendredi 15 mai 2009
L’instinct maternel
Cet instinct est considéré comme acquis chez toutes les femmes. Selon plusieurs, le fait de porter l’enfant crée un lien unique et particulier entre celui-ci et la mère. Une mère est naturellement considérée comme « maternelle », mais est-ce vraiment le cas?
Pourquoi n’y aurait-il pas, là aussi, un spectre variable d’intensité? Du très au pas du tout….
Bien sûr, peu ou pas de femmes oseront affirmer que leurs enfants les énervent, que pouvoir, elles les abandonneraient, qu’elles les subissent et que si ce n’était que d’elles, elles les laisseraient à qui veut bien les prendre pour vivre leur vie sans contrainte. Or ça existe.
On fait quoi avec elles??
On compense et on tente de trouver des raisons, des excuses. Inconsciemment, évidemment, car même elles ne le savent pas quand leur rôle de mère commence. Enceintes jusqu’aux yeux, elles s’imaginent avoir la science infuse d’être mère dans leurs gènes. Une fois, l’enfant devenu réalité, elles désenchantent lentement.
Non pas qu’elles détestent , ça les ennuie. En public, tout paraît bien, une fois en privé, ces femmes ne parviennent pas à atteindre le niveau de félicité maternelle.
Les bains les emmerdent, les « boire » encore plus surtout que l’allaitement de les a vraiment pas fait tripper. La nuit, elles dorment profondément et s’étonnent le lendemain matin d’apprendre que le petit feelait pas…. Les pleurs les mettent hors d’elles et jouer à quatre pattes sur le sol les désespèrent. Sans être complètement insensibles, ces femmes se questionnent. Le doute s’installe et elles n’aiment pas ce qu’elles sont par rapport à l’image de la mère aimante qu’elles ont en tête. Elles se comparent avec leurs amies qui maternent leur progéniture ce qui n’améliore pas leur estime de soi. Elles se taisent.
Les premiers pas et la propreté les allument mais pas suffisamment pour qu’elles y mettent de l’énergie. Elles travaillent plus à se remettre en « forme » ou à retourner au travail. Plaire, fêter, paraître, être perçue comme une Femme, pas comme une mère. Est-ce un conflit avec l’image de leur mère?
L’école est vue comme une libération! Sauf les devoirs et autres visites, mais bon, ça se vit bien, surtout qu’elles se voient en « liberté »…. Conditionnelle bien sûr, mais tellement attendue, espérée, rêvée….
Les premiers conflits de pré adolescence sont évacués avec une impatience ou une indifférence. Le besoin d’être une « amie » déforme les responsabilités et provoque des affrontements avec les autres adultes environnants qui s’exaspèrent du manque de rigueur de la mère, ou au contraire avec son inflexibilité. Mais, cette mère ne se sent pas mère et en développe un malaise. Alors, elle affronte et confronte. La frustration, omniprésente, est nourrie par toutes les situations quotidiennes qui impliquent les enfants. S’ils sont masculins, c’est l’incompréhension, s’ils sont féminins, c’est une compétition directe.
Comme la majorité des couples, les séparations sont presque inévitables! L’échec de la vie de couple et l’absence de maternité amplifient les réactions. La fuite par en avant est incontournable.
Les enfants absorbent tout. Souvent ils tentent, inconsciemment, de combler le fossé entre eux et leur mère. Naturellement, ils se sentent coupables. Les troubles de comportement apparaissent.
Les pères, trop souvent ne remarquent rien, généralement. Par absence de sensibilité, ou parce que trop heureux de redécouvrir la femme ou l’amante plutôt que la mère qui leur coupe toute libido… ceux qui remarquent, compensent en empiétant sur leur territoire, devenant le père et une partie de la mère.
Il serait peut-être avisé d’accepter que l’instinct maternel n’est pas inné. Ainsi, plusieurs femmes souffriraient moins de se sentir « anormales ». Accepter cette situation permettrait à des pères de mieux encadrer la vie familiale sans se sentir surcharger et sans entretenir un sentiment négatif face à leur conjointe. Enfin, les enfants ne cultiveraient plus de ces sentiments de mésadaptés et toutes ces énergies négatives qui assombrissent leur vie.
Une majorité d’enfants ont une capacité de résilience étonnante, mais certains se perdent dans des abîmes qui les entraînent vers des comportement asociaux qui mineront toute leur vie. Le prix est cher payé pour un silence…..
par chat de ruelle
le 2009-05-15 12:31:36
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