Mercredi 29 avril 2009
Montréal, une bête ingérable
Depuis plusieurs années, plusieurs observateurs ont remarqué que Montréal s’enlaidissait, se marginalisait, perdait de son lustre, alors que d’autres métropoles canadiennes ou ailleurs dans le monde se réinventaient, se revampaient.
Montréal est sale, pauvre, moche. L’humeur est morose. Les leaders sont englués dans une paperasserie fastidieuse, tatillonne, ou encore en mode « politicaillerie glauque » . C’est tellement exagéré qu’on ne rit plus. On a l’impression que la gestion de Montréal est aux mains d’une bande de crosseurs qui essaient d’être pire que les autres!! Tout ça sous la gouverne de Gérald Tremblay qui semble toujours ne rien n’avoir vu, rien su, rien entendu!….
C’est, probablement, les conséquences de l’absurde gestion de l’île. Il y a tellement de petits chefs, des roitelets, qui peuvent fourrer leur nez partout et se diviser les dossiers en 14, que rien n’avance et tout se négocie en trafic d’influence.
L’infiltration de la compagnie Dessau dans l’administration de Montréal n’est même pas drôle et même pas subtile! Ça donne une idée de l’impossibilité de gouverner le moteur économique du Québec…
Quand c’est rendu qu’une rue ne peut pas se faire déblayer de la neige qui l’obstrue, sur toute sa longueur parce que ça dépend de 3 roitelets, trois fonctionnaires, 2 syndicats, 27 cols bleus, 6 contracteurs et plusieurs « opportunistes » qui se faufilent dans les dossiers sans que ça étonne personne, on peut dire que la Tour de Babel existe. Peut-on en faire une destination touristique??
Montréal a besoin d’être une île, une ville. That’s it! Ensuite, Montréal a besoin d’un maire et de 6 conseillers. Point final. 7 personnes pour gérer une « petite » ville de 2 millions de personnes, c’est en masse. Il y a combien de « gestionnaires » à Toronto? À New-York? Fait que...
Le gestion de Montréal est le résultat d’un manque de vision chronique de la part du gouvernement provincial. Trop de députés de la région montréalaise refusent de perdre leur petit cercle d’influence aux mains d’un maire! Non mais, un député c’est quand même plus haut dans l’échelle du pouvoir, non?? S’il fallait que les députés se retrouvent à devoir se rapporter à un maire!!…. où allons-nous!??
Le gouvernement du Québec, myope depuis plusieurs décennies et surtout gouvernant à coups de sondage, est incapable d’offrir un Montréal souple et capable d’une gestion constructive et en fonction des intérêts des citoyens. Présentement Montréal est laissé à la merci des contracteurs véreux, des fonctionnaires louches et faibles en éthique et à un atmosphère de far-west.
Une île, une ville, un maire.
Pourquoi c’est aussi difficile à faire?
par chat de ruelle
le 2009-04-29 08:31:52
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