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Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

Publié le mardi 14 avril 2009

Mardi 14 avril 2009

Montréal ne roule plus, elle bouchonne

            Si j’utilise le pronom « elle » pour désigner Montréal, c’est à cause de Jean-Pierre Ferland qui affirme que Montréal est une Femme….  Mais un fait demeure Montréal a les artères bloqués!

 

Les rues, boulevards et autoroutes qui la traversent sont de plus en plus congestionner.  Pas mêlant, le tiers des routes de l’île de Montréal sont constamment bloquées.  Le tiers!!

 

Y’a des spécialistes qui ont calculé tout ça et ils y ont apposé des chiffres.  Le coût total de la congestion, 1,4 milliard par an.  Le Québec est une province riche finalement!  Quand on y pense…  Le Québec ne reçoit aucune redevance, ou si peu, sur ses ressources naturelles, gaspille des millions en études et commissions, offre des primes de rendement à ses hauts fonctionnaires en pleine récession, augmente le conseil des ministres et les salaires des députés pendant que le budget s’écrit à l’encre rouge et en plus, on jette par terre, sur nos routes, souvent en mauvais état, 1,4 milliards de dollars.  Imaginons deux secondes à quoi aurait l’air le Québec s’il était gérer!!!….

 

76,8 millions d’heures perdues à regarder le pare-choc de l’auto en avant pour les Montréalais et leur couronne de banlieues, chaque année.  Ce retard astronomique n’a aucune issue logique, à moins d’asphalter l’ensemble de l’île de Montréal pour offrir un accès illimité aux véhicules!

Car, pour le moment, la seule option qui demeure pour un travailleur utilisant son véhicule de la banlieue vers le centre-ville est de partir plus tôt de la maison.  L’exemple donné parle d’un travailleur vivant à Laval et utilisant l’autoroute 15, doit quitter son domicile vers les 6h15, chaque matin, plutôt que 7h30 pour échapper aux classiques et journaliers bouchons.  C’est une heure et 15 minutes de moins de vie familiale ou même de sommeil, chaque jour.  Pour le retour à la maison, on peut extrapoler que la même logique s’applique, rallongeant les journées de travail de 2 heures 30 minutes.  La semaine de travail « hors de la maison » s’allonge à 50 heures, payé 37,5 heures, évidemment.

Qualité de vie, vous dites???

 

Les experts ont calculé les coûts socioéconomiques à 841 millions.  Les retards, les absences, les pertes de productivité, les amendes de la garderie et tous les autres coûts médicaux découlant de cette surcharge de « travail » que sont les congestions routières.

En plus, ils ont estimé à 114 millions les coûts d’utilisation des véhicules, à un gaspillage de 40 millions de dollars en essence et à 23 millions les impacts sur l’environnement.

 

A-t-on évaluer la vie de famille dans tout ça?  Qu’est-ce que le gouvernement nous répète pendant les campagnes électorales??  Ah oui, la conciliation travail-famille.  Beau concept.  Complètement largué quand les parents déguisés en travailleurs sont retenus en otage sur les routes du Québec….  L’éclatement des familles, la délinquance juvénile, le décrochage scolaire, l’isolement des personnes âgées sont tous des problèmes collatéraux amplifiés par cette fixation du véhicule.

 

Montréal étant une île, les solutions deviennent limitées.  Augmenter les surfaces routières ou diminuer la circulation automobile sont les deux dernières options pour alléger cette monstrueuse perte de temps. 

Augmenter le nombre de routes et autoroutes sur l’île de Montréal et en augmenter les points d’accès semble être la plus simpliste des solutions qui ne fera qu’amplifier le problème qui retrouvera son point de saturation à plus ou moins brève échéance.  Évidemment, politiquement parlant, c’est payant à court terme.  Ça fait travailler du monde, ça donne une image d’action et ça reporte au pouvoir pour un autre mandat.  Mandat utile pour récupérer la pension à vie de député ou encore mieux, de ministre.  Car, elle ressemble à ça la « carrière » politique au Québec.  Un égotrip.

 

Diminuer la circulation automobile demeure l’autre solution.  Celle-là, elle n’est pas acquise!  Le Québécois moyen aime son char.  Plusieurs se prolongent dans leur véhicule essayant d’y trouver une image de gagnant, de mâle qui pisse debout, de femme affranchie ou de supériorité sociale.  L’influence nord-américaine est puissante.  D’ailleurs n’a-t-on pas créer nos villes et villages en fonction des besoins des automobiles?

 

Pour diminuer la circulation automobile, on le devine, Montréal doit se doter d’infrastructures efficaces en transport en commun.  Mais il faut voir plus loin que ça.  Il faut que le sud du Québec se dote d’un transport en commun rapide et efficace.  De plus en plus, un train grande vitesse est primordial pour relier Montréal, Trois-Rivières et Québec en une heure.  Ainsi, les gens pourraient habiter à Québec et travailler à Montréal ou vice-versa, ralentissant l’étalement des banlieues qui bouffent les meilleures terres agricoles du Québec.  Ensuite des lignes secondaires devront relier les grands centres urbains des régions aux trois principales villes le long du fleuve. 

À Montréal, les rues du centre-ville doivent appartenir au transport en commun, aux taxis et aux vélos et autres modes de transport alternatif.

L’excuse du transport des marchandise devra être rabrouée.  À Londres, le transport des marchandises se fait par un tramway de transport, interdisant l’accès aux camions. 

 

Avec 1,4 milliard de dollars par année, nous pourrions fournir des solutions au Québec.  En attendant, on s’acharne à réappliquer les vieilles méthodes inefficaces et à manquer cruellement d’imagination. 

 

Voilà un chantier national important pour tout le Québec.  Montréal est saturé.  Il faudra prendre des décisions courageuses, tel que l’aéroport de Mirabel comme porte d’entrée de Montréal et délaisser Dorval, coincé de partout. Il faudra encourager les entreprises de s’implanter près des autres grandes villes le long du fleuve, afin de libérer Montréal de sa surpopulation qui engendre toutes sortes de problèmes sociaux.  Un lien rapide, efficace à la minute près et disponible permettrait aux gens de s’établir ailleurs, étalant la population, sans affecter l’embauche de main d’œuvre.  Il faut réinventer le Québec.

 

Ça prend des couilles.  Ça prend de la vision nationale.  Ça prend de la volonté….

 

Sinon Montréal continuera d’empiler les gens les uns sur les autres sur des autoroutes surpeuplées de véhicules.  On aura beau avoir des véhicules hybrides, ça ne change rien à la situation.  Montréal est une île.  Et à moins de paver le fleuve St-Laurent, les Montréalais et la banlieue n’ont pas fini d’effriter leur qualité de vie en perdant bêtement leur temps pare-choc à pare-choc….


par chat de ruelle le 2009-04-14 10:03:09
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le jeudi 16 avril 2009 à 08:27:05 (lien)
Petite Fadette
Connais-tu Montréal, le Chat? Y as-tu habité?


Le Montréalais pure laine ne se rend pas compte du délire urbain dans lequel il vit. Il est un peu comme dans un état hypnotique.


S'il a la chance, un jour, un peu comme moi, de se réveiller hors de la ville, en pleine campagne, ou un peu plus vers le nord, comme toi, il réalise à quel point il se plaisait dans cet enfer.


Le vélo, c'est bien beau, mais dans notre cas, c'était aussi long et pénible qu'en "machine". Le pont Victoria, tsé, quand il décide de se lever pour laisser passer un bâteau qui est encore à l'horizon qu'un infime grain de riz sur l'eau, c'est chiant à mort. L'autobus, qu'on paie cher, quand il décide d'arriver en retard ou de passer tout droit parce qu'il est plein... c'est chiant à mort.


La solution? Faire comme toi et moi! Hé hé hé!


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