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Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

Publié le jeudi 12 mars 2009

Jeudi 12 mars 2009

L’aveuglement de Chrysler

 

 

La multinationale Chrysler est venu au Canada pour exiger des concessions.  Pas demander.  Exiger.  Avec un ton de conquérant qui regarde de haut les petits crétins qui doivent leur donner des milliards de dollars pour corriger les conneries du passé.

 

Thomas LaSorda avec une attitude impériale impose ses besoins que l’on doit satisfaire à faisant des courbettes parce que Chrysler embauche 9 000 employés.

 

Faudrait peut-être lui rappeler au PDG de Chrysler qu’il est en tête d’une entreprise moribonde qui a été incapable de voir ce qui lui pendait au bout du nez.  Faudrait lui rafraîchir la mémoire face aux produits de mauvaise qualité et loin des besoins des consommateurs avec lesquels, cette entreprise a inondé le marché sans se préoccuper une seule seconde des acheteurs d’automobiles.  Si ce monsieur avec son attitude insultante n’avait pas gardé son regard sur les dividendes boursières et ses primes de rendement indécentes qu’il empochait, il est fort possible que sa compagnie n’aurait pas à quêter.

 

Car, c’est ce qu’il fait, quêter.

 

Sa compagnie vend du bas de gamme.  Les produits Chrysler sont moches, polluants, énergivores et trop chers pour la qualité offerte.  Le problème est là et dans la mauvaise gestion de l’entreprise.

Le PDG aurait avantage à retrouvé une attitude plus humble, car si sa compagnie fait faillite, ce ne sera pas la faute du gouvernement canadien…  mais la sienne.

 

La probabilité que Chrysler s’en sorte est très faible.  Simplement en observant l’attitude du monsieur, on constate que celui-ci n’a rien compris de sa situation.  Et parce qu’il n’a rien compris de sa situation, il ne pourra jamais imposer un changement d’attitude pour l’ensemble de la compagnie.

Il aura beau déménager ses usines en Asie sous prétexte que les coûts de fabrication sont moins élevés, le problème n’est pas là!  Chrysler est dans la dèche à cause de la mauvaise gestion et non pas à cause des coûts de production.

 

On constate que les multinationales, les PDG et les gouvernements n’ont pas encore compris.  Ils tentent de solutionner la crise avec les mêmes moyens qu’ils avaient pour foutre le bordel qu’on connaît.  Il faut voir différemment pour avoir une chance de s’en sortir.

 

Les compagnies automobiles doivent perdre de vue le but d’inonder le marché avec n’importe quoi et de se fier sur le nombre d’unités pour expliquer leur position.  Les entreprises doivent offrir un produit de haut niveau d‘efficacité et de qualité.  Il faut aussi rendre les fabricants d’automobiles responsables de leur produit pendant toute sa vie utile.  Quand les fabricants devront récupérer les vieux tacots et en assumer leur démantèlement, on verra un changement de mentalité.

La crise financière impose un changement de mentalité drastique.  Il est utopique de croire que c’est un dérèglement technique et qu’une fois celui-ci résolu, on poursuit notre route de la surconsommation comme si rien ne s’était passé.  Si les gouvernements s’acharnent à suivre cette voie, la crise emportera tout.  La société de la surabondance est terminée.  La globalisation de la planète forcera un partage plus équitable entre tous et un rythme moins effréné. 

Car, présentement, le rythme était imposé par la capacité de produire.  Maintenant, il sera imposé par la capacité et la nécessité de s’approprier un produit.

 

Chrysler devra faire un examen de conscience.  Car, sa menace de fermeture est, en fait, techniquement en vigueur.  De plus, dans une nouvelle approche de la consommation, il faudra se demander si la planète a réellement besoin de ce fabricant d’automobile.  En évaluant la qualité des produits fabriqués, la réponse est non.

 

Évidemment, il y aura des chômeurs, mais cette partie du problème appartient aux gouvernements qui doivent créer de nouveaux créneaux économiques mieux centrés sur les nouveaux objectifs d’emplois durables qu’ils devront mettre en place.

À les voir aller, le pessimiste demeure….
par chat de ruelle le 2009-03-12 14:05:55
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Jeudi 12 mars 2009

La FTQ perd son rôle de vue

Les dirigeants de la FTQ qui exploitent leurs propres membres.  Les dirigeants de la FTQ qui fraient et qui font des affaires avec leurs plus gros entrepreneurs.  Les dirigeants de la FTQ qui investissent dans des entrepreneurs en construction.

Et ensuite, ceux-ci affirment qu'il n'y a aucun conflit d'intérêt....

Ils sont les premiers à hurler au conflit d'intérêt pour moins que ça et les voilà qui oeuvrent dans les mêmes ornières du magouillage....  Bravo les syndicats!!  Quelle crédibilité!!!  Voilà une façon de faire complètement outrageuse pour vos membres.....

Comment se sentent les membres de ce syndicat maintenant?  Leurs dirigeants sont copain-copains avec le plus gros entrepreneur du Québec en construction.  Est-ce que ça peut laisser place à des entraves au code syndical?  Est-ce que les dossiers sont réglés à bord du yacht du monsieur en sirotant un vin millésimé?  Quelle sera la crédibilité de ce syndicat lorsqu'il dénoncera des conflits d'intérêt entre le gouvernement et des entrepreneurs?

Fascinant de constater l'attrait puissant de l'argent.  Comment un homme peut perdre ses repères devant le pouvoir.  Le plus indécent dans ce dossier est l'acharnement des dirigeants syndicaux à se défendre d'être au-dessus de tout ça....

Faible comme défense, faible comme argument, faible comme éthique de travail, faible comme homme....


par chat de ruelle le 2009-03-12 08:34:16
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Jeudi 12 mars 2009

L’absence de vision pour faire autrement

  

L’économie ralentit et plusieurs en profitent pour reprendre leur souffle, notamment l’ouest Canadien.  Les sables bitumineux qui doivent désormais s’appeler le goudron bitumineux connaissent un ralentissement compte tenue de la chute du prix du baril.

L’exploitation du goudron bitumineux a des impacts immenses sur l’environnement, tout le monde le sait même si les Albertains tentent de les ignorer.  Les gaz à effet de serre sont en hausse sur la planète en raison de cette exploitation.  Les pluies acides et le smog font un retour en force en Amérique du Nord.  L’eau potable est salement malmenée en Alberta parce qu’il faut puiser de 2 à 5 barils d’eau potable pour produire un seul baril de goudron bitumineux.

C’est déjà épouvantable d’exploiter autant d’eau potable sur une planète où l’eau potable est rare, c’est carrément criminel de ne pas la réutiliser et la nettoyer!!  Or, c’est exactement ce que fait l’industrie pétrolière.  Il aurait été brillant et responsable d’imposer la dépollution de cette eau et sa réutilisation par les compagnies afin de diminuer la pression hydrologique causée à la rivière Arthabaska qui elle, nourrit des agriculteurs et des villes ailleurs en Alberta.

 

Quand Stephen Harper parle du goudron bitumineux, il a l’œil humide et son teint rosit légèrement tellement il est excité par les milliards que ce goudron évoque pour lui.  Même Michael Ignatieff a la lippe tremblotante lorsqu’il évoque le goudron bitumineux…  Leur manque de vision pénalisera fortement le Canada et encore plus l’Alberta dans un avenir très proche.

 

Le ralentissement économique permettrait aux gouvernements fédéral et provincial d’obliger les pétrolières à dépolluer leurs eaux usées.  Ces entreprises ont fait de mirobolants profits en exploitant le nord de l’Alberta et il serait naturel que celles-ci réparent leurs dommages environnementaux.  Il faut établir une nouvelle base d’affaire au Canada.  Ceux qui exploitent le font avec le moins d’impacts environnementaux possibles et sont responsables de leurs dégâts.

Il est fini le temps où il suffisait de planter quelques milliers d’arbres pour se draper dans une apparence de protecteur de l’environnement.

 

L’Alberta doit réagir sinon son économie en subira des contrecoups qui seront dévastateurs pour eux.  Le risque est de voir le fédéral se retrouver avec le problème de la dépollution et que les taxes de tous les Canadiens se retrouvent à payer pour l’incurie de la province et le manque de respect des pétrolières qui, elles, auront foutu le camp….

 

L’eau potable est rare et des millions de personnes meurent de ne pas avoir accès à cette ressource vitale et au Canada, stupidement, l’eau est souillée en échange de dollars qui n’auront jamais suffisamment de valeur pour justifier pareille connerie.
par chat de ruelle le 2009-03-12 08:23:18
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Jeudi 12 mars 2009

Tout cirque a son clown

 

 

 

Hier c’était la rentrée de l’Assemblée Nationale à Québec.  La veille Jean Charest avait fait son discours inaugural, rempli de bonnes intentions et sentant bon les lendemains qui chantent.  Il y avait même, dans le ton, de la bonne volonté de tenir le fort et d’ouvrir la voie afin que le Québec trouve sa position sur l’échiquier mondial.  On y décelait même une ouverture envers l’opposition.

 

La suite nous a fait déchanter!  Jean Charest a été d’une arrogance et d’une suffisance insultante!  Refusant systématiquement de répondre aux questions de l’Opposition, le Premier Ministre ridiculisait Pauline Marois en répétant que Monique Jérôme-Forget pouvait répondre aux questions vendredi lors d’une interpellation, alors que l’évidence saute aux yeux, une commission parlementaire est nécessaire.

 

Bien sûr, les pitreries du Premier Ministre ne parvenaient pas à cacher ses mensonges.  La preuve est faite que Charest et sa troupe connaissaient les malheurs de la Caisse avant le début des élections et que la ministre des finances a carrément menti à la population en affirmant deux fois plutôt qu’une qu’il n’y aurait pas de déficit au Québec.  Ce constat amène une conclusion lourde de sens :

En politique au Québec, la vérité est deuxième, en autant que l’on gagne.

 

Après 100 jours avec les mains sur le volant, Jean Charest joue encore au caïd alors qu’il n’a fait absolument rien pour les travailleurs du Québec.  Celui-ci se cache derrière le fédéral pour expliquer son immobilisme.

 

Le gouvernement du Québec exhibe la mise en chantier du barrage La Romaine pour  démontrer ses actions.  Pour avoir « vécu » la construction de Eastmain 1-A, je peux garantir aux citoyens de la Basse Côte-Nord, que cette construction n’apportera pas grand chose à la région.  Les retombées sont surtout pour les grosses firmes d’ingénierie du Québec et les gros joueurs en chantier. 

Il faudra plus que ça de la part du gouvernement pour permettre au Québec de traverser la crise, beaucoup plus que ça.

 

Cependant, à ce qu’on a vu du gouvernement Charest, après 100 jours, l’arrogance semble être la seule chose en abondance qu’il détient.  Le manque d’idées et surtout de vision sera très nuisible pour le Québec.

On n’a qu’à regarder ce qu’est devenu Montréal après trente ans sans vision de développement pour avoir une très bonne idée de ce que sera le Québec bientôt…..

L’attitude du Premier Ministre cache son vide d’idées et d’actions.

 

Le Québec est un tout.  Il faut donc le développer avec une vision d’ensemble.

Le corridor Montréal-Trois-Rivières-Québec doit être maximisé et relié avec un TGV.  Le déplacement des gens entre les trois villes doit être fluide et rapide.  L’accès aux trois villes freinerait l’étalement des banlieues qui grugent les meilleures terres agricoles du Québec et permettrait un développement de niveau comparable afin de permettre à Montréal de respirer un peu mieux. 

Les villes et villages nordiques doivent avoir accès à l’énergie éolienne afin de se dénicher des revenus.  La foresterie doit obtenir une aide pour se remettre en route, car si ça ne paraît pas au centre-ville de Montréal ou de Québec, les régions du Québec suffoquent de voir la foresterie abandonnée par les gouvernements.  Il faut une politique nationale pour revaloriser le bois dans les constructions majeures, afin que le Québec exploite ses ressources naturelles en utilisant les produits finis.  Le gouvernement fait de la publicité pour « achetons chez-nous » et les produits du terroir mais ignore systématiquement le bois d’ingénierie pour les grandes construction au Québec!!  Et le gouvernement se dit tenir le volant à 2 mains….

 

Pour le moment, le Québec n’est pas entre bonnes mains parce que Jean Charest s’amuse à jouer au fanfaron et à perdre du temps en répliques futiles en négligeant les citoyens qui ont cru en lui voilà 100 jours….

Jean Charest doit démontrer son leadership, chose que l’on a pas encore vue.  Son arrogance, cependant, on l’a assez vue….
par chat de ruelle le 2009-03-12 07:34:43
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le jeudi 12 mars 2009 à 20:50:32 (lien)

Allo
J'aime bien ta vision du développement régional;si tu pouvais en inspirer quelques-uns...
tu es en verve aujourd'hui, je ne sais même pas si tu verras mon commentaire...
continue,tes analyses finiront par troiver oreille...de politicien...
Mo
xxx


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