Mardi 17 février 2009
Ah ces économistes!!!
J'écoutais un économiste d'une banque canadienne quelconque, (ce qui est sans importance, elles ne sont pas crédibles de toute façon) et qui affirmait, tout sérieux, que la crise immobilière aux USA arrivait à sa fin, après 30 mois, et que ce domaine ayant planté le premier, serait le premier à se relever.
Sans farce!!
Faut le faire! Car, regardons le phénomène. Des millions de personnes ont perdu leur maison aux USA. Des millions de maisons sont vides et vandalisées, présentement aux USA. Le prix a chuté de 33 %. Que les faillites s'estompent après 30 mois, c'est correct et ça permet de comprendre que ceux qui n'avaient pas les possibilités de posséder une maison sont pratiquement tous expulsés du système. Sauf que....
Maintenant que la crise est installée aux USA, ceux qui ont la possibilité limite d'en posséder une se trouvent maintenant dans le colimateur de la crise. Donc, des pertes de maisons se dessinent encore aux USA, mais dans une proportion moins grande. Ces maisons seront vendables, à un prix moindre, ce qui ralentira encore le domaine, mais le mouvement existera.
Étant le premier signe palpable de cette crise, il est naïf de croire qu'il sera le premier signe d'une reprise. Car, l'achat d'une maison se produit qu'une fois la situation économique stabilisée pour les gens. Alors d'avancer que l'achat de maison sera le premier secteur à revivre est une fabulation et un manque de sensibilité des humeurs du système.
Les maisons ont été le premier signe palpable, mais seront le dernier signe d'une reprise.
Cette crise a eu des signes percutants, maintenant, les signes seront moins forts mais tout autant dommageables. Alors la reprise, s'il-vous-plaît, un peu de sérieux!! Pas avant 2011-2012, si le plan Obama fonctionne, ce dont plusieurs doutent... sinon 2015.
La reprise de cette crise se fera ailleurs. Dans l'énergie verte. Dans le développement durable. Dans la protection de l'environnement.
Tout le reste sera incapable de soutenir la reprise. Le Canada mise sur les vieilles méthodes, l'asphalte et les sables bitumineux, ce qui fera mal. Surtout si Obama embrasse les nouvelles technologies.....
Le Canada n'a pas su profiter de son moment de grâce, cet automne. Il a surfé et fait du surplace et son approche très conservatrice (sans allusion au parti) a tué la capacité de se renouveler. Alors, comme la chute a été plus lente, l'ascension sera plus difficile.
Nos leaders, Harper, Igantieff et Layton sont à des années-lumières des possibilités de relance de l'économie. Dans le sprovinces aussi! On le verra avec la visite d'Obama cette semaine. Les USA se serviront du Canada pour restaurer leur économie en nous vendant des technologies vertes....
L'économie n'a pas pris au sérieux cette taloche. Les grands PDG s'octroient, encore, des primes faramineuses. Ils vivent encore dans leur monde parallèle. Faudra pas s'étonner de la force de la claque!! Le plus drôle est de penser qu'ils sont compétents! L'économie a sa propre vie. Elle crée les PDG et non pas le contraire.... La crise n'est pas terminée. En tout cas, il n'y a pas de signes d'essouflement. Bien sûr, elle ne frappe plus les grands bureaux, les grands PDG, elle est plus sournoise, elle est maintenant dans les étages intermédiaires. Ne vous lancez pas dans les grandes grandes dépenses, payez vos dettes. Car, ça va faire mal dans 18 mois.
On arrête de rêver.
La surconsommation ne peut servir de fer de lance d'une économie viable et durable....La relance ne pourra que passer par une élimination des mauvaises créances. Si la haute finance a fait le ménage des investissements toxiques, la petite finance du monde ordinaire fera la même chose. Les plus vulnérables vont planter. Impossible d'y échapper. La précarité des emplois, la frilosité des employeurs et le resserrement des dépenses et un meilleur suivi des contrats enlèveront toute possibilité d'exagération et seuls les compétents survivront, poussant plein de monde au chômage.
La période d'instabilité sera longue et la reprise très hésitante. Les plus vulnérables ne survivront pas à la course aveugle de l'économie. Et ce ne sont pas les belles paroles des gouvernements fédéral et provincial qui y changeront quoi que ce soit. L'économie n'a pas besoin d'eux. Eux, ont besoin de l'économie pour exister.
Les contribualbles finiront peut-être par comprendre comment ça marche....
par chat de ruelle
le 2009-02-17 15:02:48
Permalien
| |