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Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com

Publié le mercredi 14 janvier 2009

Mercredi 14 janvier 2009

La langue de Montréal

Ce qu'on imaginait comme scénario pour 2021 est arrivé.  Les francophones sont minoritaires à Montréal.  De peu, mais c'est un fait. 

Il y a plusieurs raisons dont certaines imparables.  Le nombre d'enfants est une cause, l'affluence des immigrants qui s'arrêtent à Montréal dans leur découverte du Québec et la fuite des francophones qui poursuivent l'étalement urbain autour du nombril Québécois, qu'est Montréal.

Sauf que de parler une autre langue à la maison ne peut amener à la conclusion que le français est en régression.  C'est une équation un peu trop simpliste.  Par ailleurs, normalement la langue majoritaire finit par récupérer les gens qui parlent une autre langue à la maison avec les générationssuivantes.

Malheureusement au Québec, la langue est mal-aimée par ses utilisateurs.  Rarement a-t-on vu des gens renier leur langue maternelle avec autant d'énergie que les Québécois....

De plus en plus, les Québécois parlent mal leur langue, l'écrivent moins bien et la font moins bien rayonner.  Mal à l'aise avec leur langue mal maîtrisée, les Québécois tentent de la cacher et ne l'imposent pas.  Les nouveaux immigrants voient ce phénomène et font ce que toutle monde fera, ils apprennent une autre langue, l'anglais.  Évidemment, il ne faut pas dire et dénonocer cette situation!  Les "penseurs" Québécois, bien isolés dans leur tour d'ivoire, persistent à niveler par le bas et minimisent le manque d'effort des gens face au français.

Comment faire pour renverser la tendance?  Très peu de chose car l'inertie des Québécois est un cas lourd et qui complique toute initiative.  Idéalement, il faudrait une meilleure répartition des immigrants sur le territoire Québécois afin d'assurer une prépodérance du français dansla vie de tous les jours, ce qui permettrait aux immigrants de se rallier au français.  Cette répartition permettrait à Montréal de moins ressentir les vagues linguistiques qui la traversent.  Il serait génial que les Montréalais soient fiers de parler et de vivre avec un français correct, mais ça, c'est un sentiment national et politiquement parlant, le dossier est trop chaud et trop gros pour les petites envergures de nos politiciens actuels...

Montréal subit les vagues pour tout le Québec.  Si au moins Montréal recevait une vague de fierté du français provenant du reste du Québec....  à voir aller les choses, rien ne changera et doucement le Québec pose le pied sur le terrain glissant de la marginalisation avec une langue qui ne sera pas vraiment du français.....  et plusieurs afficheront une fierté d'avoir une langue à eux seuls.  Une langue compris de leur tribu..... 


par chat de ruelle le 2009-01-14 06:43:01
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le mercredi 14 janvier 2009 à 15:37:13 (lien)
TerribleNatacha
Ce que malheureusement la comission Bouchard-Taylor n'a pas réussi à démontré est le danger de la ghettoïsation bien plus que ceux de l'immigration. Les recoupements par quartier et par langue maternelle, race, couleur, provenance sugmente les difficultés d'intégration et décuplent le racisme. Si le Chinatown offre une belle couleur locale, il n'en reste pas moins catalogué dans l'esprit des autres communautés. Tout comme le sont devenus Montréal "Noir" et d'autres quartiers de la ville. Comment se surprendre du peu d'intérêt des immigrants à apprendre la langue française quand l'épicier du coin parle créole ?


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