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Publi le jeudi 10 avril 2008

Jeudi 10 avril 2008

La forêt boréale et Greenpeace

Selon Greenpaece, la coupe de la forêt boréale est une bombe à retardement.  Selon eux, les arbres coupés rejettent beaucoup de gaz carbonique dans l'air. 

Cette prétention est difficile à suivre.  La coupe d'un arbre élimine un capteur de gaz carbonique, c'est exact.  Plus l'arbre est âgé et moins celui-ci capte de gaz carbonique, c'est aussi vrai.  Quand un arbre meurt, il garde dans ses fibres, le carbone qui sera libérer graduellement lors de la décomposition et dont une grande partie sera utilisée pour les réactions chimiques.  Or, les parties de la forêt boréale coupées, chaque année, sont âgées de 100 ans et plus, dont plusieurs ont tout près de 250 ans...

Si nous remplaçons les arbres de 250 ans par des arbres de 1 à 5 ans qui prendront la relève, le résultat final est plutôt positif.  Même au rythme actuel qui est de 2 500 plants par hectare, le captage de gaz carbonique sera meilleur.  Bien sûr, il y a un manque flagrant de diversité lors des reboisements, bien sûr le reboisement est souvent fait dans des conditions qui ne sont pas optimales pour les plants, bien sûr si la regénération naturelle avait le temps de reprendre son dû, il y aurait 30 000 plants par hectare, mais c'est déjà mieux que de laisser mourir des arbres bicentenaires...

Et, veux, veux pas, faut bien faire travailler les gens!  Car, malheureusement, l'amélioration des conditions de vie des humains cause nécessairement des dommages collatéraux.  Des arbres, les humains en ont besoin.  Ce qu'il faut améliorer est notre rapport face au papier et au bois que nous gaspillons à un rythme effarant.  Les méthodes de coupes doivent aussi être repensées, évidemment.  Il faut constater une grande amélioration dans la "gestion de la coupe".  Sur une échelle de 10, au Québec, dans les années 70-80, l'exploitation était à 2.  En 2008, le résultat approche du 7.  Il reste encore passablement de place pour l'amélioration, mais ça avance.  Ce qui ralentit le tout est la présence des multinationales, qui elles, ne se soucient que du rendement de deux colonnes de chiffres dans leur rapport trimestriel...

Donc, la bombe à retardement n'est, probablement, pas aussi paniquante que Greenpeace veut bien le faire croire.  Le remplacement de la forêt par les feux, ce qui est une méthode naturelle, cause beaucoup plus de problèmes environnementaux que les coupes.  En 2005, il s'est brûlé 10 ans de coupe forestière dans le nord-du-Québec en 1 semaine.....  Combien d'hectares de forêt boréale brûlent au Canada chaque année??  Rien n'est blanc ou noir.  Mais de vouloir faire croire aux gens que les coupes forestières sont un billet aller seulement pour la fin du monde, est exéagérément faux.

Les arbres jouent des rôles très importants.  Si nous les transformons pour améliorer notre vie quoitidienne, nous nous devons de les remplacer et de développer des méthodes de prélèvements encore plus efficaces.  Greenpeace gagnerait en crédibilité en proposant des méthodes d'exploitation originales et performantes plutôt que de brandir le spectre de la fin du monde.....


par chat de ruelle le 2008-04-10 11:04:19
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