Jeudi 13 mars 2008
La conscience des industriels
De plus en plus, les citoyens se font demander d'être plus conscients face aux répercussions de leur mode de vie sur l'environnement. Plus timidement, la pression se fait aussi sur les industriels. Ce qui est fascinant dans leur cas, c'est leur manque d'entrain face à cette conscientisation. Comme si, pour eux, les dommages collatéraux causés à l'environnement par leur activité, ne méritaient pas de critiques et n'obligeaient pas à améliorer les pratiques.
En 2005, au Canada, il s'est utilisé 40,4 milliards de mètres cubes d'eau!! Toute cette eau a été pompé des cours d'eau et des nappes phréatiques. La grande majorité de cette eau potable a été utilisée par les industries. Et, la grande majorité de cette eau utilisée n'a rien coûté aux industriels.... L'eau potable est une ressource naturelle, il serait donc tout à fait logique que les utilisateurs paient une redevance sur chaque litre utilisé. À peine 10 cents du litre rapporterait 4,04 milliards de dollars par année au gouvernement fédéral...... Une charge monétaire normale pour les utilisateurs-payeurs qui permettrait de sensibiliser les industriels du gaspillage qu'ils font de cette matière première essentielle à la Vie. Pour les encourager, ceux-ci pourraient recycler leur eau et ainsi ne pas repayer la redevance à nouveau. Car, à peine le quart des mètres cubes d'eau potable utilisées est recyclées....
C'est la même réaction aux États-Unis avec le renforcement (timide) de la qualité de l'air. Les industriels hurlent, signifiant qu'ils respectaient l'ancienne norme et qu'il ne devrait pas y avoir d'autres "contraintes". Étrange que les industriels ne cherchent pas, par motivation personnelle, à améliorer leurs méthodes et ainsi devenir un leader dans leur domaine. Ceux-ci préfèrent la stagnation afin de maximiser, à court terme, leurs profits. Comme si, en étant un leader en méthode moins polluante, les industriels se voyaient vulnérables, moins rentables et en perte de vitesse. Pourtant, l'histoire le prouve, les méthodes de travail et les normes vont vers une optimisation. Dommage que pour être un industriel riche et dominant, il faut nécessairement donner une image de mauvais citoyen face à la protection de l'environnement. Bizarre que ces hommes et ces femmes qui vivent sur la même planète que nous tous ne soient pas interpelés par les dommages qu'ils causent à l'environnement.
Ils sont un peu paresseux, les industriels. Ils attendent que les gouvernements bougent et trop souvent, ils attendent les subventions. En tout cas, au Québec!! Nous en avons la preuve avec le monde forestier. Les multinationales forestières du Québec attendent les subventions pour s'adapter aux nouvelles réalités plutôt que d'être des visionnaires et prévenir les "crises". Les forestières devraient foutre à la porte leurs "penseurs", car ceux-ci ont été incapables de voir venir la crise alors que les petites entreprises forestières ont réussit à le faire. La différence? La paresse des multinationales qui font de la foresterie pour faire strictement de l'argent. Sans aucune préoccupation pour les dommages environnementaux. Les multinationales préfèrent payer des amendes plutôt que de faire respecter les normes environnementales lors de leur activité en forêt.....
Les compagnies pétrolières devraient s'imposer elles-mêmes des normes à respecter. Le profit c'est bien beau, mais ça donne quoi si la qualité de l'environnement se dégrade et que les cas de cancers explosent?? C'est facile de faire des profits en étant le moins respectueux de ce qui nous entoure..... La Bourse encourage les paresseux et les voleurs. Tout part de là....
L'industrie automobile semble tout le temps 5 ans en retard sur les tendances, pourquoi? Les "visionnaires" de ce secteur industriel sont sourds et aveugles?? Comment des industries avec des moyens incroyables peuvent-elles être si mauvaises pour imposer de nouvelles normes de fabrication?? Cette industrie a imposé rapidement l'air climatisé dans les automobiles et même les écrans télé dans les véhicules!! Choses à peine utile pour la climatisation et carrément inutile pour les écrans.... Pourquoi la corde doit-elle toujours être à la limite de la rupture avant que les industriels finissent par accepter les changements??
Car, souvent, plutôt que d'accepter les changements dans les normes, les industriels tentent de les contourner ou délocalisent leurs usines, ailleurs sur la planète, pour poursuivre leur pollution. Il serait temps qu'une compagnie canadienne doive respecter les normes canadiennes partout où lesdites normes sont inférieures aux nôtres. Et, de se soumettre aux normes en vigueur, où celles-ci sont plus sévères que les normes canadiennes.... La logique même. Mais, c'est évident logique et cash ne vont pas ensemble...
par chat de ruelle
le 2008-03-13 09:38:13
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