Mardi 19 août 2008
la santé au privé suite
La raison d'être du privé est de faire de l'argent. Ce qui est acceptable. Ce qui l'est moins, est de choisir sa clientèle afin de maintenir ce but. En santé, il est facile de choisir les cas les plus payants. Les cas lourds seront systématiquement refusés et refilés au public qui se retrouvera, inévitablement avec des coûts d'opération en hausse. Ça ressemble à du profilage, non?
Et, quels seront les moyens de négociation du gouvernement face aux demandes d'augmentation des coûts d'opération du secteur privé? Bien sûr, le privé suivra la capacité de payer de ses patients, mais le privé aura un pouvoir presque indécent! Les coûts augmentent et si ça ne vous plaît pas, allez au public dont les listes d'attente sont longues, car on leur laisse les cas les plus lourds et les plus complexes. Par exemple, un patient du privé devient un cas complexe et à mi-parcours, il sera refilé au public? Aura-t-il un passe-droit ou devra-t-il s'ajouter aux listes d'attente?? Une fois la capacité de payer d'un patient atteint, le privé le laissera tomber??
Il y a un risque très élevé de voir arriver le privé. Car, dans tous les contrats du privé avec les divers paliers gouvernementaux, les coûts ont toujours été largement dépassés, obligeant les contribuables à assumer les pertes et les laissant engranger les profits.
Une fois le privé dans le système, la sous-traitance verra le jour pour certains services et on devine facilement la suite.....
Si on permet l'arrivée du privé dans un système plus ou moins parallèle avec le public, il y aura des dérapages. Car marge de profit et santé semblent difficile à imaginer dans la même phrase.....
par chat de ruelle
le 2008-08-19 17:21:53
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