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Publié le dimanche 3 août 2008
Dimanche 3 août 2008
La vision des jeunes Libéraux
J'aime bien quand les jeunes prennent la tête et parlent de leurs idées. Généralement, il y a de l'audace. C'est rafraîchissant. Je préfère écouter ceux qui arrivent que ceux qui partent.
En congrès,les jeunes Libéraux ont proposé des idées. L'une d'elles me questionne. Le bilinguisme, l'immersion en anglais qui semblent essentiels, urgents. Pour voir l'immersion dans une autre langue, qui se trouve être la langue de la majorité, il faut avoir une solide base de sa langue maternelle. Les Québécois sont-ils solidement assis sur une base francophone?? Le françcais est-il en "sécurité" dans cette mer anglophone?
Les jeunes Libéraux semblent dire oui. Ont-ils raison, je ne le sais pas. Est-ce un autre pas d'affirmation que les Québécois peuvent faire? Sommes-nous, en tant que francophones, suffisamment convaincus de notre existence et rassurés par nos institutions qui protègeront notre identité? Les jeunes Libéraux sont-ils si sûrs de leur force qu'ils ne craignent pas l'assimilation à moyen ou long terme? Ne faut-il pas se préoccuper de la faiblesse des Québécois dans la maîtrise du français? Est-ce du repli sur soi-même que de vouloir imposer des barrières de protection de notre langue? Comment rassurer des Québécois, comme moi, qui voient dans cette immersion en langue anglaise de plus en plus incontournable et qui constatent que le français chancelle, que ce sera positif pour le Québec?
par chat de ruelle
le 2008-08-03 06:36:50
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2 Commentaires :
Commentaire écrit le dimanche 3 août 2008 à 16:34:40 (lien) filou - http://cnt0.monblogue.branchez-vous.com/ Bonjour. J'ai vécu presque un an dans cette belle province du Québec, et toutes les personnes qui m'ont accueilli (des artistes, pour beaucoup) m'ont semblé très attachées à la francophonie, tout en étant capables de communiquer en anglais, un peu comme une seconde langue, et de "jouer". En France, nous sommes beaucoup à parler en anglicismes et à chanter rosbif, sans, je crois, que cela ne porte préjudice à notre belle langue. Je pense que la situation n'est pas désespérée. Sinon, je t'ai référencé sur une page liée à ma terre a deux lunes. Dis-moi ce que tu en penses. Merci, filou
Commentaire écrit le dimanche 3 août 2008 à 07:44:05 (lien) Inter-note C\'est normal que la langue de la nation leader d\'un grand nombre de pays, devienne pour ainsi dire, le langage commun international.
Jadis, seuls quelques détenteurs du savoir pouvaient utiliser plusieurs langues, même une seule.
Les contres : L\'anglicisation est un sujet plus sensible au Québec à cause de notre Histoire. Les jeunes libéraux auraient intérêt à aller s\'informer de ce qui arrive à une population dont la culture n\'est pas reconnue. Ceci entraine une kyrielle de problème sociaux que l\'apprentissage de l\'anglais de pourra jamais compenser.
La constatation : La notion de nation a changé dans le temps. Avant, elle s\'inscrivait dans un projet de société, maintenant, la nation est pensée comme une entreprise. Or la nature de l\'entreprise c\'est de faire du profit à court terme. Est-ce que nous voulons comme société?
Tout ce qui déshumanise, y compris priver une nation de sa langue et de sa culture, ou s\'en laisser priver, par erreur de jeunesse ou autre n\'est pas une bonne idée.
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