Mardi 10 juin 2008
Pourquoi laisse-t-on les pétrolières faire???
J'écoutais Carol Montreuil, à la télé, expliquer la hausse subite du pétrole. Il nous déniche toujours une bonne raison. Évidemment! Tout et n'importe quoi peut servir d'excuse aux pétrolières pour enfler leurs profits. Les consommateurs sont,présentement, à financer les prochains changements technologiques pour la captation du gaz carbonique et son stockage sous terre.
Cependant, une chose demeure étrange dans ce milieu. Prenons par exemple une station service Ultramae dont les réservoirs sont vides. Elle passe une commande à la raffinerie et on lui fait payer le prix du jour. Mettons $1.00 du litre. Cette station service ajuste son prix en conséquence et vend son essence $1,06 du litre. Son voisin d'en face, Esso, vide ses réservoirs 4 jours plus tard. Sa commande lui coûte $1,04 du litre à cause d'une hausse du baril de pétrole la veille. Esso devra vendre son essence, $1,10 du litre, logiquement. Ou, perdre du profit et vendre moins cher. Ainsi, la loi de la concurrence sera en vigueur. Les consommateurs auraient l'avantage de profiter des réserves d'une station-service par rapport à une autre. Sauf, que plus les stations-services vendraient, plus les prix s'ajusteraient au prix du marché. Les stations-services déficitaires ou non rentables se verraient dans l'obligation de fermer leurs portes. Ce qui est normal dans un marché concurrentiel.
Or, c'est exactement le contraire qui se produit!! La station service Ultramar de tantôt qui doit vendre son essence $1,06 est rassurée! Son voisin augmentera automatiquement ses prix pour s'ajuster au prix le plus élevé, même s'il a acheté son essence voilà 10 jours à $0,90 du litre..... Ce secteur de l'économie tue la concurrence et tue la capacité du consommateur de profiter du prix réel. C'est le seul secteur où les prix sont ajustés à la hausse par toute la concurrence, en même temps.... Si les stations services étaient obligées de vendre leur essence avec une marge maximale de 7 cents par rapport au prix d'achat à la raffinerie, le libre marché agirait et les consommateurs pourraient aller d'une station à une autre, suivant les meilleurs prix. Le problème est là.
pour le moment, les consommateurs rechignent, mais acceptent. Les changements de comportement sont minimes. Nous, citoyens du Québec, ne pouvons même pas imaginer les changements que nous devrons faire dans nos vies pour ralentir la cadence pour espérer garder notre pouvoir d'achat. Nous verrons que les Québécois sont vraiment engagés dans la voie du changement quand nous verrons les pick-up avec un moteur de 5,4 litres à vendre. Quand les motoneiges, motomarine, bateaux, 4 roues, "fifth wheel" et Winnebago à vendre à pleines pages dans les journaux..... Quand les courses automobiles seront délaissées. Quand des pressions se feront pour réintroduire les trains pour le transport des marchandises. Quand des compagnies offriront des autos hybrides à leurs employés afin de leur permettre de venir travailler et économiser de l'argent.
On ne peut pas demander aux gouvernements de baisser les taxes. Ces taxes sont ce qui nous permet d'avoir notre sécurité sociale. Baisser les taxes ne satisferait que les utilisateurs, ce qui serait injuste pour les autres citoyens. Le problème vient du manque de concurrence entre les stations services. Celà, toutefois, le gouvernement peut y mettre fin.
Pour le moment, les pétrolières et surtout les raffineries, savent très bien qu'il y a de la place pour de nouvelles hausses. Voilà 2 ans, un expert affirmait que le chiffre psychologique était de $1,79 du litre. En 2008, j'oserais $2,10 du litre avant de voir de réels changements.....
par chat de ruelle
le 2008-06-10 14:17:56
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