Samedi 23 février 2008
L'influence d'un ministre
Souvent en politique, surtout quand on la regarde de l'extérieur, on se dit que le ministre ne sert qu'à donner des poignées de main et à se faire prendre en photo. Les vraies décisions sont prises par les hauts fonctionnaires, qui eux, survivent au gouvernement.
Les ministres doivent donc être solides et crédibles pour pouvoir rediriger le tir de ses fonctionnaires. Il faut aussi, ajouter les lobbys.
Dans le dossier de la foresterie, on voit une dangereuse tangente. Les ministres qui se succèdent à ce poste ont une caractéristique qui les unit. Ils sont incapables de comprendre la dynamique de leur ministère et ils sont très "fragiles" face aux arguments de l'industrie. Le ministre Corbeil a été célèbre par son incurie. Incapable de décider quoi que ce soit, il avait eu ce poste de par sa position enviable aux élections. Être Libéral en région, dans une région forestière, permettait d'aspirer au Conseil des Ministres. Mais, ces "avantages" devenaient inutiles devant le manque d'intérêt et de caractère du monsieur.
Ensuite, ce fut Claude Béchard. Celui-ci a la particularité de prendre beaucoup de place mais de ne pas brasser beaucoup de choses. Il recule plus souvent qu'il avance. On imagine facilement que Jean Charest l'a téléporté au ministère qui gère la forêt, un peu en désespoir de cause. Celui-ci s'était fait ramassé joyeusement lors de son passage à la solidarité sociale et en environnement. Maintenant, il sévit en foresterie. Guy Chevrette l'a mis dans sa poche arrière et le trimbale comme il le veut, au détriment du Québec, soi dit en passant.
Claude Béchard est manisfestement incompétent en foresterie. Il est facilement influençable par les lobbys et il aime se voir à la télé! Chose très dangereuse en politique.
Ce monsieur subit une "crise". Entendons-nous bien. La "crise forestière" que traverse le Québec en ce moment est voulue! L'industrie forestière a tout fait ce qu'il fallait pour amplifier cette "crise". Les multinationales avaient le pouvoir de tempérer la chose. Ils ne l'ont pas fait. C'est de bonne guerre. Sauf, que leurs fermetures d'usine ont eu un effet domino dans le marché. Étonnamment, les petites entreprises et les privés ont continué de fonctionner. Pour eux, un employé c'est plus qu'un numéro de punch, c'est Gérard, c'est Robert, ce sont des êtres humains qu'on croise à l'épicerie, au 5 à 7, au centre d'achat, à l'aréna.
Les multinationales ont débâti des régions au complet au Québec, simplement pour permettre à leurs actionnaires de maintenir leur cote boursière et pour forcer le gouvernement à leur offrir des subventions pour se moderniser. C'est d'une indécence incroyable! Quand le dollar flirtait avec le ,60 cents us, qu'ont-ils fait des profits engrangés?? Pourquoi n'ont-ils pas profité des entrées d'argent pour se moderniser? Pourquoi, tout à coup, la myopie les a-t-elle frappés??
Les multinationales ont cautionné la "crise". Elle faisait leur affaire. Les multinationales savent très bien qu'elles pourront racheter à bon prix de petits entrepreneurs et ainsi posséder une mainmise sur la forêt du Québec. Notre forêt ne nous appartient plus!!!!
Dans mon coin de pays, on voit faire l'ineffable Béchard, mollusque gluant qui se colle aux multinationales en pénalisant les scieries indépendantes. Il préfère punir une entreprise familiale 100 % québécoise qui a su développer de la 2 ième et de la 3 ième transformation du bois SANS SUBVENTION alors que les multinationales engrangaient les profits et jouaient à la cigale......
L'histoire du Forestier en Chef est ridicule. Celui-ci ne semble pas avoir les coudées franches. Il trouve toujours des excuses. Il manque cependant d'imagination!! 2 fois, il a utilisé l'excuse des ordinateurs qui sautent!! En 2 ans.... Faudra lui en fournir d'autres..... Évidemment, après quelques moyens de pression pour avoir l'heure juste, celui-ci, étrangement, sort un communiqué où il affirme de pas avoir de pression politique! Elle est bonne!! Ensuite, après plusieurs retard, il promet, encore une fois, de rendre publiques, ces décisions, le 17 mars. Soit, 14 jours avant la date butoir.
Comment une compagnie sérieuse peut-elle réagir en 14 jours pour apporter des solutions ou des alternatives à un plan qui sera fixe pour 5 ans?? Allô.........
Bref, le ministre Béchard continue de mentir, ou au mieux de se taire! Cet homme est une plaie pour le Québec. Il mesure mal ses interventions, n'a pas les couilles qu'il faut pour tenir tête aux vrais problèmes de la province et il s'acharne contre les mauvaises cibles..... Vivement sa disparition ministérielle.....
La forêt du Québec est maltraitée par les multinationales!! Celles-ci écopent de la majorité des amendes, qui sont ridicules, on s'entend. Celles-ci sont les moins productives et les moins innovatrices. Toujours à la remorque des gouvernements, elles vampirisent celui-ci en menaçant de faire des mises à pied. Or, pendant ce temps, les patrons se votent des augmentations!!!
Ou, ces multinationales pillent la forêt en gaspillant du bois, le réduisant en "chips", comme à Baie-Comeau, pour nourrir les papetières, qui de toute façon, leur appartiennent!.. Beau cercle vicieux! Presque aussi immoral que les pétrolières!!!!!
Si on veut sauver la forêt du Québec, il faut favoriser, en premier, les petites entreprises, les indépendants et ensuite, s'il reste de la place, les multinationales, en les obligeant à devenir de bons citoyens corporatifs. Guy Chevrette vend le Québec, par vengeance?, aux intérêts étrangers......
La forêt du Québec irait beaucoup mieux sans Béchard, Chevrette et les multinationales. La "crise" serait déjà chose du passé. Le gouvernement du Québec doit favoriser l'utilisation des produits de la 2 ième et 3 ième transformation du bois pour les nouveaux bâtiments. Simple, logique, rentable......
Béchard est aussi utile au Québec qu'une paire d'espadrille à un cul-de-jatte......
par chat de ruelle
le 2008-02-23 14:28:14
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